Prix Universitaire Isabelle Attali


Actualités :

Prix 2019 : le dépôt des dossiers sera ouvert courant mai.


Ce prix porte le nom d'une ancienne étudiante de l'Université Bordeaux 1 qui a commencé au début des années 80 un parcours exemplaire constitué d'un DEUG scientifique, d'une Licence et d'une Maîtrise d'Informatique. Elle a ensuite rejoint Nice où elle a obtenu un DEA puis a préparé à l'INRIA Sophia Antipolis une thèse, poursuivie par une carrière brillante de chercheur dans cet organisme. Malheureusement, Isabelle a été victime au Sri Lanka du Tsunami du 26 décembre 2004 qui a mis brutalement fin à sa vie ainsi qu'à celle de ses deux enfants. Le prix, conjointement décerné par l'Université, INRIA et la Ville de Talence, est créé pour perpétuer sa mémoire. Il récompensera chaque année une étudiante ou un étudiant en troisième année de Licence mention informatique ou mathématiques et informatique à Bordeaux. La Ville de Talence s'est associée à cette initiative par une délibération du Conseil Municipal votée à l'unanimité. La lauréate ou le lauréat sera désigné au vu de ses résultats universitaires au cours des trois premières années d'étude et d'un travail personnel démontrant curiosité et créativité vis à vis des matières enseignées. Elle ou il devra montrer un intérêt pour la recherche scientifique et une personnalité affirmée.

Plaquette de la treizième édition

Ce prix est porté par l'association Prix Isabelle Attali.

Télécharger les statuts

Modalités

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au jeudi 16 mai 2019. Les modalités sont précisées dans plaquette

Contacts

Informations :
serge.chaumette@labri.fr
giuliana.bianchi@labri.fr

Site :
http://prix-isabelle-attali.u-bordeaux1.fr/
serge.chaumette@labri.fr

Contact et dépôt des dossiers :
Virginie Mas : uf-info.admin@diff.u-bordeaux.fr - LaBRI - 05 40 00 69 02

Isabelle Attali

Isabelle Attali est née le 14 janvier 1963 dans une famille d'enseignants qui suite à une mutation en Gironde choisit de s'établir à Talence en partie pour la richesse de l'offre éducative. Isabelle fréquente l'école maternelle Joliot Curie puis les écoles Albert Camus et Georges Lasserre ; remarquée par ses enseignants, elle franchit en quatre ans les 5 classes de l'Ecole primaire. Elle maintient cette avance au Collège et Lycée Victor Louis obtenant ainsi son baccalauréat scientifique à 16 ans et demi. Parallèlement, elle enrichit sa culture à l'école de musique de Talence où elle prend des cours de solfège et piano pendant 10 ans. Elle rejoint l'Université Bordeaux 1 en 1979 et obtient deux ans plus tard le DEUG Mathématiques et Physique. Elle décide de suivre une filière en informatique en raison du caractère particulier de cette science qui mêle abstraction et réalisations concrètes. Remarquée au vu de très brillants résultats en Licence et Maîtrise, ses enseignants l'encouragent à poursuivre vers une carrière dans la recherche. Elle s'inscrit ainsi en DEA à l'Université de Nice - Sophia Antipolis où vient de s'installer un Centre de l'Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique. Sous la direction de Gilles KAHN, membre de l'Académie des Sciences, elle soutient en 1989 une thèse dans le domaine des outils d'aide à la programmation. A la suite de cette thèse, elle est recrutée chargée de recherche à l'INRIA où elle poursuit une remarquable carrière en devenant directrice de recherche dès 37 ans. Elle est remarquée pour ses nombreuses publications et ses collaborations avec des universités des cinq continents. Dans l'environnement de la technopole de Sophia Antipolis elle crée un challenge «jeunes pousses», l'objectif est de favoriser la création d'entreprises par de jeunes docteurs et étudiants. De plus, elle est à l'origine de la création d'un cycle de formation des jeunes chercheurs ce qui l'amène ainsi à visiter souvent le Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique à l'Université Bordeaux 1 où elle organise des sessions de formations. Tous ceux qui la connaissent apprécient la chaleur de son accueil, son dynamisme communicatif et sa capacité d'écoute. En décembre 2004, Isabelle et son compagnon et collègue Denis CAROMEL étaient en mission au Sri Lanka dans le cadre de leur activité scientifique ; le samedi 25 décembre ils décident d'amener leurs enfants Ugo et Tom visiter la côte sud-est. Le tsunami les surprend le dimanche matin, seul Denis survivra à cette tragédie.

Témoignages

Ce prix est pour moi une véritable aide, tant par son côté financier que par sa reconnaissance. Il permet de mettre en avant les étudiants passionnés avec des projets innovants. C'est un honneur d'avoir reçu ce prix, et ainsi pouvoir perpétuer la philisophie d'Isabelle Attali.
Raphaël Druon, lauréat 2017.

Outre la coquette récompense financière, être distingué au prix I. Attali permet également de faire valoir son intérêt pour l'innovation. C'est une chance de pouvoir ainsi valoriser ce à quoi on a consacré du temps parallèlement à ses études.
Aziz Fouche, lauréat 2017.

Le prix Isabelle Attali est un prix décerné en mémoire d’isabelle Attali qui a fait un parcours exemplaire, mais qui a été emportée par une catastrophe naturelle. Il a vocation à récompenser le ou les meilleurs parcours universitaires. Ce fut un honneur pour moi d’avoir reçu ce prix pour tout ce qu’il représente.
Sébastien Pouteau, lauréat 2016.

J'ai été honoré de recevoir le prix Attali. D'une part parce que cela récompensait mon parcours et d'autre part parce que ce prix montre que l'université n'a pas uniquement vocation à délivrer un diplôme : elle apporte et encourage une ouverture d'esprit, qu'elle soit scientifique ou artistique. Cela est très important pour une carrière professionnelle (et dans la vie en général), notamment dans le domaine de la recherche.
Tom Davot, lauréat 2015.

Le prix Isabelle Attali est une chance pour les étudiants de la filière informatique. Il permet à ceux qui sont motivés et qui font des efforts d'être récompensés, d'être encouragés et d'être mis en avant afin de devenir un modèle à suivre en quelque sorte pour les autres étudiants mais aussi auprès des entreprises. La constitution du dossier est une bonne expérience d'introspection et de mise en valeur de soi qui permet d'attaquer le futur avec moins d'appréhension.
Corentin Salingue, lauréat 2014.

C’est vrai qu’elle a un parcours extraordinaire surtout pour une femme dans un milieu d’hommes.
Camille Ritlewski, lauréate 2011

Cela me rappelle que la vie est une chance, on ne sait pas ce que nous réserve demain.
Nicolas Moreaud, lauréat 2010

Ce prix est pour moi une distinction parfaitement en accord avec la philosophie d’Isabelle qui a toujours activement soutenu les étudiants.
Vincent Autefage, lauréat 2009

Ce prix est utile car il permet d’aider un ou plusieurs étudiants qui ont des projets intéressants. J’ai le sentiment que le prix m’a été donné comme un encouragement à réaliser les projets que j’avais décrits dans ma lettre de candidature, même si je n’avais pas des notes particulièrement exemplaires.
Anthony Simonet, lauréat 2009

Je pense que le fait d’être choisi et récompensé ainsi donne une certaine responsabilité. Les différents lauréats sont censés représenter le meilleur du fruit de l’enseignement en informatique de l’université de Bordeaux. Ce prix est une bonne chose pour les étudiants, et les encourage à l’excellence. C’est dommage que ce soit un drame qui ait mené à sa création, mais il permet de perpétuer la mémoire d’Isabelle Attali et surtout un idéal de carrière universitaire.
Jérémy Laviole, lauréat 2008

J’ai décidé de postuler pour plusieurs raisons. Évidemment, il y a la bourse associée. Évidemment, il y a aussi la jolie ligne que j’ai pu ajouter à mon CV. Mais il se trouve aussi que je suis entièrement d’accord avec l’idée de mettre en avant un bon étudiant de licence, afin de valoriser la voie universitaire. L’université souffre d’une image de « parcours par défaut » que feraient les étudiants trop mauvais pour espérer intégrer une bonne école. Je trouve qu’il est important de montrer qu’il y a aussi de très bons étudiants à l’université.
Rémi Foucard, lauréat 2007

Historique

En 2018 le jury a décerné le prix ex-æquo à deux étudiants. Yoan Picchi, majeur de la promotion tout au long des trois années de Licence a montré dans sa lettre de motivation une belle capacité à analyser ses expériences dans des équipes de recherche lors des stages effectués au Labri. Luc-Etienne Pommé-Cassierou, ancien étudiant à l'IUT de Gradignan ayant intégré la licence de Math-Info en deuxième année, a été classé parmi les meilleurs de sa promotion en L3. Il a très bien présenté la nécessité de disposer de connaissances théoriques et abstraites pour aller plus loin dans sa compétence.

En 2017, le prix a été partagé entre Raphaël Druon et Aziz Fouche-Asnoun. Raphaël Druon est arrivé en Licence 2 après un Bac professionnel et un BTS. Il s'est impliqué au delà de ce qui était demandé et a montré un réel souci pédagogique dans son rôle de tuteur. Aziz Fouche-Asnoun est étudiant en Licence Mathématiques et Informatique. Il a présenté, dans une remarquable lettre de motivation, ses coups de cœur scientifiques et ses réalisations.

En 2016 le prix a été partagé par Thibault Parpaite et Sébastien Pouteau dont les résultats académiques sont remarquables. Thibaut Parpaite a effectué plusieurs stages de découverte de la recherche à l'Inria et à Québec. Sébastien Pouteau a découvert le monde de la recherche pendant un stage au LaBRI au cours duquel il s'est passionné pour les drones et la robotique. Les deux lauréats ont été très actifs au sein des manifestations annexes à la licence d'informatique.

En 2015 le prix a été partagé entre Tom Davot-Grange et Paul Ouvrard, qui réalisent tous deux un très bon parcours universitaire. Tom Davot-Grange poursuit, en parallèle de ses études universitaires, une formation professionnelle en danse classique et contemporaine avec des participations à de nombreuses représentations. Paul Ouvrard a présenté une réflexion personnelle par rapport à la vulgarisation scientifique et a présenté des travaux issus de son stage de licence.

En 2014 le prix a été partagé entre Arnaud Casteler et Corentin Salingue. Les deux lauréats, tous deux excellents étudiants, se sont confrontés au monde de la recherche, au cours de stages dans des équipes du Laboratoire bordelais de recherche en informatique (LaBRI) et de l’Inria. Arnaud Casteler a développé un système de supervision pour une mission de drones et Corentin Salingue a étudié des problèmes de calcul haute performance. Tous deux ont obtenu de très bons résultats en licence.

En 2013 un premier prix à été décerné à Marie Gasparoux et un deuxième prix à Alix Fumoleau. Les deux lauréats, en plus de leurs cursus universitaires brillants, se sont engagés dans la création et l'animation de l'association réunissant les étudiants de la Licence d'Informatique. Marie Gasparoux a aussi animé des ateliers Math en Jeans et Alix Fumoleau a développé un logiciel de reconnaissance vidéo.

En 2012 le Prix a été partagé entre Rémi Delassus et Ludovic Hofer. Les deux lauréats se sont distingués pour leurs résultats universitaires très brillants. Rémi a présenté un projet de logiciel d'aide à la gestion des ressources dans les jeux de stratégie en temps réel ; Ludovic a contribué au projet Rhoban du LaBRI, focalisé sur la robotique.

En 2011 le Prix Isabelle Attali a été décerné à Camille Ritlewski, étudiante qui vient d'obtenir la Licence d'Informatique et qui a présenté un joli travail personnel (sous forme de vidéo) de sensibilisation des pré-adolescents aux dangers d'une utilisation naïve d'internet.

En 2010, le prix a été attribué à Nicolas Moreaud et un accessit a été décerné à Romaric Duvignau.

Pour 2009 le jury a souhaité partager le prix entre deux lauréats: Vincent Autefage qui en plus de résultats universitaires particulièrement brillants a montré des talents en composition musicale et Anthony Simonet qui a présenté un projet très remarquable d'utilisation d'outils informatiques pour le traitement du diabète par l'insuline.

En 2008 le jury a retenu comme lauréat Jérémy Laviole et a souhaité aussi distinguer Patrick Van Gilst pour son parcours d'étudiant salarié.

En 2007, le jury a retenu comme lauréat Rémi Foucard qui en plus de ses très brillants résultats universitaires est un violoniste reconnu. De plus, le jury a souhaité mettre en avant, parmi les autres candidats, les noms de Sebastien Clauzel, Fabien Kuntz et Antoine Madet qui se sont distingués à divers titres au cours de leurs études de licence.

Pour l'année 2006, le prix Isabelle Attali a été attribué à une étudiante, Christelle Jolly, qui s'est distinguée pour son excellence pendant les trois années de Licence.